La route vers Butare
Le matin, vers 8h30, nous avons repris la route en direction de Butare. En chemin, arrêt obligé pour goûter un fruit énorme, une pomme jacque, que nous n'avions encore jamais vue d'aussi près.
Une heure plus tard environ, nous sommes passés par l'endroit où le pape Jean-Paul II s'était adressé au peuple rwandais, lors de son voyage apostolique de 1990.

Halte à l'atelier de poterie de Gatagara
Nous avions téléphoné le matin même pour prévenir de notre passage à l'atelier de poterie de Gatagara. Si vous comptez visiter, mieux vaut prendre rendez-vous à l'avance pour être sûr d'avoir une visite guidée.
Le GPS nous a d'abord envoyés vers un pont endommagé, nous obligeant à faire demi-tour. Un petit conseil : privilégiez les grands axes, quitte à rallonger un peu le trajet.
Sur place, le responsable nous a accueillis chaleureusement et expliqué tout le processus de fabrication des poteries. La visite se termine par la boutique, où l'on peut acheter les pièces réalisées sur place, à des prix bien plus doux que dans les boutiques de souvenirs, tout en soutenant directement l'atelier.
Note (2026) : le projet a depuis évolué. Lancé en 2016 par la coopérative URUMURI, l'atelier regroupe aujourd'hui 31 femmes potières issues de la communauté batwa, dans une démarche qui allie activité génératrice de revenus et accompagnement social. Pour en savoir plus, direction le site de l'ADA.
Pause de midi à Nyanza
Sur le temps de midi, nous nous sommes arrêtés à Nyanza, dans un restaurant proposant un menu varié et copieux.
Après le repas, il a fallu choisir entre le musée ethnographique de Butare et le Palais Royal de Nyanza. Le musée l'a emporté, direction le sud. En chemin, nous sommes tout de même passés devant le Palais Royal : depuis le parking, on n'aperçoit pas grand-chose, si ce n'est l'ampleur du bâtiment. Ce sera pour une prochaine fois.

Musée ethnographique de Butare
Arrivée à Butare vers 14h45, direction immédiate le musée ethnographique. La visite, loin d'être ennuyeuse, a été rendue vivante par une guide pleine d'anecdotes : aspects géographiques, historiques, et même une explication sur la fabrication de la bière de banane. Une case traditionnelle, reconstruite à l'identique, est aussi à découvrir dans l'enceinte du musée.
Le génocide n'y est pas abordé en détail ; le mémorial de Kigali, visité les jours précédents, en parle en profondeur.
Arrivée à l'hôtel
Une route en face du musée mène directement à l'hôtel. Avant d'y aller, petit détour par le marché couvert pour quelques fruits, puis un tour dans la ville.

En 40 ans, tout a changé : à l'époque, elle s'appelait Astrida, en hommage à la reine des Belges. Ville universitaire hier comme aujourd'hui, elle a formé nombre des plus hauts dignitaires du pays.
Nous sommes arrivés à l'hôtel en soirée, par un chemin dans un état... disons pittoresque. Une fois sur place, tentative de dégustation de la fameuse pomme jacque : texture collante, découpe périlleuse, verdict mitigé. Ce fruit, très utilisé par les végétariens comme substitut de viande, se travaille visiblement mieux en cuisine qu'à mains nues après une longue journée de route.
La nuit fut reposante, lits confortables et moustiquaires bienvenues. Le lendemain matin, joli moment sur la terrasse : petit-déjeuner généreux, boissons, jus, omelettes, pains et accompagnements à volonté, service impeccable.
Le lendemain, direction les collines de Huye Mountain pour une visite qui allait me surprendre bien plus que prévu : la plantation de café, moi le buveur de thé, sceptique au départ… et complètement conquis à l'arrivée. Lire le Jour 7 ->


















